Dans un contexte morose où les investissements pub sont en berne, tous médias confondus, le web réussit encore cette année à marquer des points. Et, excellent signe de la confiance des annonceurs envers ce média, ils restent très fidèles.
Les résultats du baromètre IAB-SRI, réalisé par Kantar Media, sont sans appel. Le marché de la publicité plurimédia n’a pas été épargné par la crise. Ainsi, la progression n’est que de 1,4% comparée à 2008 (+4,1%) avec un investissement total de 25 milliards d’euros bruts. En revanche, la publicité sur Internet, pour sa part, s’en est plutôt mieux sortie, puisqu’elle a progressé de 8,2%, à 3,9 milliards d’euros. Avec une période faste: le quatrième trimestre de l’année, au cours duquel les annonceurs ont massivement investi (+9,5%). “Cela prouve qu’ils disposaient de réserves budgétaires”, explique Éric Trousset, directeur marketing de Kantar Media.
La pub en ligne séduit toujours les annonceurs…Si, tous médias confondus, le portefeuille d’annonceurs a plongé de 43%, la pub en ligne reste à flot : leur nombre, un total de 4 735, est resté quasi stable (–0,5%). “Les annonceurs n’ayant pas communiqué sont essentiellement des pure players”, souligne le directeur marketing de Kantar Media. Une belle performance, ramenée au nombre de dépôts de bilan de sociétés courant 2009. D’autant que les annonceurs dits “fidèles” ont représenté 94% des investissements publicitaires, preuve de leur conviction pour la force du support web dans la communication publicitaire. De plus, selon Jérôme de Labriffe, président de l’IAB France, “la fidélité de ses annonceurs assure les fondements et la pérennité de son développement”.
…mais avec des méthodes de communication différentes
Seuls 1.789 annonceurs sur 4.735 communiquent uniquement par Internet. Ils représentent à peine 10% des investissements publicitaires globaux. D’autres, mutiplient les supports. Tels Burberry ou Kenzo Couture qui ont opté pour des campagnes combinant Internet et presse, ou Uniqlo et Longchamp qui ont communiqué par Internet mais aussi en télévision et par voie de presse. Enfin, le mix Internet, presse et publicité extérieure a plutôt été privilégié par le secteur de la distribution (Monoprix, Nocibé).
Le luxe, accro au Web
Christian Dior Parfums a multiplié son budget publicité sur le Net par deux. Chanel Parfums l’a augmenté de 83,7%. Et ils ne sont pas seuls à suivre cette tendance. Lancôme ou encore Cartier en font partie. Désormais, selon Kantar Media, 9% du budget des annonceurs du secteur du luxe est consacré à la publicité sur Internet. Mais les autres secteurs ne sont pas en reste. La grande consommation (hygiène-beauté, alimentation, boissons et entretien) a investi plus de 400 millions d’euros. Une hausse de 32% par rapport à 2004. Le secteur automobile, frileux quant à l’utilisation de ses investissements publicitaires cette année, a malgré tout augmenté son budget de 3% par rapport à 2008. Avec, en tête, le constructeur français, Renault.
Source : eMarketing.fr